Notre lettre (n°13)

janvier 24, 2008 by Hugues

Lettre numéro 13

Réunion de travail sur les parties « écologie » et « social » de notre manifeste : jeudi 21 février 2008 à 18H30 à la fédération – salle du bureau fédéral (1er étage).

Assemblée générale de Socialisme et démocratie - Haute-Garonne en présence de Cathy Lemorton : jeudi 28 février 2008 à 20H00 à la fédération – salle de la chapelle (grande salle du Rdc).

Pour télécharger au format pdf : Lettre numéro 13.

Claude Raynal et les Tournefeuillais

janvier 24, 2008 by Hugues

Claude Raynal

Claude Raynal a décidé de se représenter au suffrage des Tournefeuillais sans forfanterie. Mais s’il respecte ses adversaires, l’homme le mieux élu de 2001 (en Haute-Garonne) compte bien s’appuyer sur son bilan pour donner une nouvelle leçon à l’UMP dès le premier tour. La barre est haute. Il avait obtenu 67,5 % des voix il y a 6 ans.

De quoi êtes-vous le plus fier à la fin de votre 1er mandat ?

De tout. Les nouvelles structures vues ensemble permettent de dire qu’on est devenu une vraie ville : le lycée, le commissariat qui a remplacé la gendarmerie, les tribunes du foot, la piscine couverte intercommunale, la maison de quartier de la Paderne, la maison de l’emploi, la maison de la justice et du droit… Des lieux comme le Phare ou Utopia, qui fait aujourd’hui 300 000 entrées, nous ont permis de créer notre propre vie culturelle. On a créé des festivals : Marionnettissimo, Cuba Hoy…

Quels sont vos regrets ?

Je n’en ai pas. Par rapport au projet de 2001, on a fait tout ce qu’on avait dit et même plus de choses que prévu, comme le groupe scolaire du Petit train ou le lycée.

Vous avez quand même promis de faire une maison des jeunes au quartier des Saules, et elle n’existe toujours pas !

Il faut du temps. Le permis de construire a été déposé en novembre. On va lancer les marchés après l’élection, et on devrait avoir la première pierre en septembre. Les choses avancent.

Après l’élection ! Vous êtes donc sûr de gagner ?

Écoutez, le bilan est même reconnu comme bon par nos adversaires. Si les choses sont ainsi à Tournefeuille, c’est que ma politique n’est pas facilement contestable et correspond à la demande. On espère donc être réélu dès le premier tour, et avec le meilleur score possible. On sera d’autant plus légitime pour réaliser notre projet.

Que pensez-vous de vos adversaires ?

J’ai noté avec satisfaction que le MoDem était prêt à travailler avec nous de façon constructive s’il était élu. Et j’ai trouvé la tonalité du gars de l’UMP intéressante, pas agressive même s’il dit se réunir avec ses amis le soir pour savoir comment me battre. Mais la vraie question est qu’est-ce qu’ils ont à proposer pour la ville. Si leur projet est meilleur que le mien, ils gagneront. Ils ne doivent pas s’occuper de moi.

Les finances de la commune en 2001 et en 2007

Sur le plan comptable, Claude Raynal s’appuie sur des chiffres qu’il estime plutôt flatteurs :

Nombre d’habitants : 22 900 en 2001, 26 500 en 2007.

Budget de fonctionnement : 27 millions d’euros en 2001, 35 millions en 2007 (*).

Dette : 730 € par habitant en 2001, 700 € par habitant en 2007, sachant que la moyenne nationale pour des villes de la catégorie de Tournefeuille est de 1 000 € par habitant (*)

Annuité de la dette : La municipalité remboursait 323 € par habitant en 2001. Un chiffre qui est tombé à 104 € par habitant en 2007 (*), année au cours de laquelle les communes de taille équivalente ont remboursé 155 € par habitant.

(*) Source : ministère des Finances.

Reportage de la Dépêche du Midi réalisé par Béatrice Dillies.

Notre lettre (n°12)

novembre 23, 2007 by Hugues

Lettre numéro 12

Au sommaire, notre position au sujet du traité de Lisbonne, un compte-rendu de la venue de Pierre Moscovici parmi nous et une contribution sur le développement durable.

Téléchargement de la lettre au format pdf.

« L’anti-racisme piégé par Sarkozy »

novembre 20, 2007 by Hugues

L’anti-racisme piégé par Sarkozy

Auteur : Gérard Noiriel

La décision du conseil constitutionnel n’est-elle pas un échec pour la mobilisation contre les tests ADN ?

Nous avons un train de retard. La stratégie des responsables de l’UMP intègre désormais nos protestations. C’est un gros problème qui se pose à nous, très douloureux. On voit bien que l’opinion était plus favorable à ces tests à l’issue de la campagne sur les test ADN qu’au début. Les stratégies de pouvoir sont efficaces, en ce sens qu’elles imposent des problèmes d’actualité. Contester, c’est accepter le problème. J’ai fait une analyse de la campagne électorale de 2007, on voit parfaitement comment ce thème de l’identité nationale qui n’avait rien de neuf, a été repris, sans argument nouveau, par l’ensemble des grands partis politiques et par les médias comme quelque chose de fondamental. C’est de cette manière-là que Nicolas Sarkozy a récupéré les voix dont il avait besoin du côté du Front national pour gagner les élections. Aujourd’hui, le ministère de l’immigration et de l’identité nationale étant en place, il faut l’alimenter. On voit une stratégie qui vise à utiliser des mots qui font tilt dans l’opinion. Ce n’est pas un hasard: ADN d’un côté, statistiques ethniques de l’autre. Et l’on est piégé, parce que d’un côté, on ne peut pas laisser passer çà, mais d’un autre côté, ces oppositions contribuent à en faire des thèmes considérés comme prioritaires pour la France.

Pourquoi cela fait-il piège ?

Les mutations fondamentales se sont produites dans les années quatre vingt. Pendant toute une période, le Front national était un obstacle que Mitterrand et la gauche mettaient sur le chemin de la droite. La réussite de Sarkozy a été d’utiliser une thématique utilisée par le Front national, dans une rhétorique qui apparaissait admissible aux yeux de ceux qui font l’opinion. On n’a pas les outils permettant de comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Et cela dépasse le contexte français, en Europe ou au Japon, par un retour d’une logique nationaliste ou conservatrice qu’on croyait dépassée et qui ressurgit dans un cadre nouveau qui est celui d’une démocratie avancée, avec des logiques médiatiques et des sondages qui gouvernent constamment l’opinion.Il mettre sur la table toutes ces questions. Y compris au niveau du vocabulaire. Parce que l’anti-racisme a tendance à tourner en rond.

Par quel processus la gauche est devenue silencieuse sur le sujet ?

Si vous replacez les choses dans leur contexte historique, vous voyez qu’à partir de l’affaire Dreyfus, vous avez eu deux blocs, en simplifiant: le bloc que j’appelle national sécuritaire et le bloc social humanitaire. Ces deux blocs se sont constitués en rapport avec le mouvement ouvrier qui a été l’événement majeur du vingtième siècle mais qui s’est effondré dans les années quatre-vingt. La gauche n’est plus parvenue à intervenir comme avant sur les droits de l’homme ou la question sociale. L’articulation entre l’humanitaire et le social a eu tendance à se défaire. C’est à ce moment que les ouvriers immigrés grévistes de l’automobile ont été lâchés en rase campagne par la gauche au début des années quatre vingt. Le discours de SOS racisme qui s’est substitué au précédent avait sa validité mais rejettait à la marge la dimension sociale. Le monde ouvrier s’est trouvé dans l’incapacité de rassembler ses différentes composantes. Quand on voit que les deux tiers des ouvriers on voté à droite aux dernières élections, on voit qu’il y a là un enjeu majeur. La question qui est posée c’est comment tenir un discours de gauche qui rassemble une majorité et qui tienne compte du fractionnement des identités.

La gauche n’a-t-elle pas tourné le dos à la France issue de l’immigration? Il y a une désaffection de la parole politique dans les quartiers.

Ca, c’est un discours qu’on tient depuis vingt cinq ans. Toutes les politiques d’intégration ont échoué, et aujourd’hui on n’ose même plus employer le mot. Vous avez des réalités sociales qui transcendent les stratégies politiques, qui ne sont pas propres à la France. Les logiques qui visent à parler de fracture coloniale, ou à politiser, polariser, les origines n’apportent pas de résultats positifs pour la gauche. Lorsque le débat politique est focalisé sur un privilège accordé aux identités d’origine il peut être facilement retourné par la droite. En particulier sur thème du racisme anti-blanc. Il me semble que c’est le secret de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007. Du côté de la droite, on peut interprêter les questions de la loi sur l’immigration dans la même logique. Une des mesures qui nous paraissait, à nos yeux d’historiens de l’immigration, comme l’une des plus scandaleuses: à savoir contraindre les gens à un examen de langue avant de s’installer en France est passée comme une lettre à la poste. On a mis l’accent sur les choses extrêmes qui ont sucité à juste titre la protestation. Finalement, les deux éléments extrêmes - l’ADN et les statistiques ethniques - ont été vidés de leur sens puisque l’intervention du conseil constitutionnel met tellement de conditions que les spécialistes jugent que ça ne fonctionnera pas. Les statistiques ethniques ont été supprimées, mais tout le reste est passé. Et sans véritable débat. L’anticipation des réactions probables des opposants est aujourd’hui intégré par les stratégies politiques.

Il faut réfléchir à la façon de reconstituer des fronts qui pourraient surprendre par rapport aux attentes du pouvoir. Des formes d’action inédites. Collectives. Lorsque nous avons démissionné de la cité de l’histoire de l’immigration, nous réagissions à la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui était, par sa formulation même, une concession inadmissible aux thèses du Front national. L’impact de notre démission vient du fait nous ayons été huit sur douze à démissionner. Mais nous étions, les douze, tous d’accord pour récuser l’appellation du ministère. C’est la responsabilité des nouvelles générations de trouver ses solutions inédites.

Gérard Noiriel, historien spécialiste de l’immigration, est l’un des démissionnaires de la cité de l’histoire de l’immigration. Directeur d’études à l’EHESS, il préside le comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire. Auteur du « creuset français » (1988, 2006), il vient de publier « Racisme: la responsabilité des élites » (Textuel)

Université : un autre financement est possible

novembre 16, 2007 by Hugues

Comment financer l’enseignement supérieur ? Les débats actuels sur la réforme de l’université soulignent la difficulté croissante de cette question. La formule du prêt à remboursement différé, expérimentée avec succès dans plusieurs pays (notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande), est évoquée ici par Eric Maurin.

Téléchargez la note : Université : un autre financement est possible.

Photos de la venue de Pierre Moscovici

novembre 16, 2007 by Hugues

Pierre Moscovici à France 3 Sud

Dans les coulisses de l’invité du soir sur France 3 Sud.

Joël Bouche et Pierre Moscovici

Accueil à l’Evangelina.

Salle de la Chapelle

La salle est attentive.

Salle de la Chapelle

Les Toulousains sont au premier rang.

Salle de la Chapelle

Peu de places vides.

Cécile, Joël et Pierre

La tribune.

Salle de la Chapelle

Réunion de SD31 avec Pierre Moscovici

novembre 15, 2007 by Hugues

Pierre Moscovici est intervenu le mardi 13 novembre devant 200 militants à la Fédération. Pour lui le Parti Socialiste doit s’opposer mieux, se rénover et s’affirmer davantage afin de redevenir une alternative crédible à Sarkozy et à la droite.

La présidence de Nicolas Sarkozy se déroule sous le signe de la peoplisation de la politique qui ressemble de plus un plus au show-business avec un président qui ne cesse de rechercher la compagnie de vedette du spectacle ou du sport. Pierre Moscovici dénonce la privatisation de la République au bénéfice des amis du pouvoir. Il dénonce la mise en coupe réglée de l’Etat en faveur d’un clan ou d’une bande. Il y a également avec Sarkozy une personnalisation à outrance du pouvoir. Les ministres sont absents ou relégués au rang de chargés de mission exécutant les décisions élyséennes. Ce n’est plus les ministres qui gouvernent mais les conseillers de l’Elizée qui interviennent sur tous les sujets.

La politique Sarkoziste se caractérise par un hyper-conservatrice favorisant la rente et les situations acquises et d’un autre côté par un hyper-libéralisme qu’on veut introduire pour les salariés en cassant les services publics, en démantelant le code du travail et en remettant en cause les garanties du code du travail. Tout cela marqué par une erreur économique et financière originelle : le paquet fiscal de l’été se trompant d’analyse économique et n’amenant pas une confiance retrouvée. Enfin cette politique est marquée par un hyper-atlantisme où le Président s’aligne sur les thèses de néo-conservatrices de Bush en politique internationale. De nombreux exemples peuvent être pris dans l’actualité pour illustrer ces axes de la politique sakoziste.

Face à cela, le Parti Socialiste s’oppose peu et mal. On parle trop de la méthode de gouvernement de Sarkozy et trop peu de nos analyses et encore moins de nos propositions. Les socialistes doivent redevenir les défenseurs de la République mise en cause par cette manière de gouverner. Il faut mieux s’opposer en réaffirmant nos divergences sur l’analyse des problèmes et en proposant des solutions concrètes qu’attendent de nous les citoyens.

La défaite à la présidentielle a des causes multiples : division des socialistes, mauvaise campagne marquée par une relation difficile entre la Ségolène Royal et le parti. Le Parti Socialiste est apparu moins outillé, moins cohérent, moins préparé et enfin moins crédible que la droite, ce qui nous a amené à la défaite. Pour sortir de ce marasme où le parti s’est endormi sur des victoires locales qui marquaient plus le rejet de la droite que l’adhésion à notre projet, le parti à besoin de retrouver sa capacité à produire de la réflexion politique. Comment rénover le parti ? Pour Pierre Moscovici, il y a 5 chantiers.

Le premier est de redéfinir la pensée socialiste dans le contexte de la mondialisation en tenant compte du défi écologique. De même nous devons répondre à la fragmentation sociale et à la demande croissante d’individualisation dans noter société. Notre orientation est claire : celle du parti d’un compromis assumé avec l’économie de marché. Il faut redevenir le parti des créateurs de richesses : ceux qui par leur travail permettent d’obtenir un niveau de vie élevé. Il faut donc lutter contre les situations acquises, la rente et les monopoles qui pénalisent l’ensemble des citoyens. Cela passe par une orientation d’égalité réelle. Il faut garder une logique redistributrice avec l’impôt, mais il faut de plus en plus essayer de corriger les inégalités à la base dès leur formation. Nous devons investir dans la petite enfance, dans les territoires en déshérence et dans l’université pour créer davantage de savoir.

Nous avons le devoir de contrôler le processus de mondialisation dans le cadre des institutions internationales et du multilatéralisme. De même on doit réfléchir aux politiques économiques avec nos partenaires européens. Les socialistes doivent réapparaître comme le parti du travail et non pas le parti de l’assistance. Notre place est à côté des salariés.

Enfin nous devons réfléchir à l’individualisation de la société qui réclame des politiques particulières pour chacun des individus. Nous devons aussi répondre à la demande d’une souveraineté effective avec une démocratie participative à coté de la démocratie représentative.

Le deuxième chantier est le chantier européen. Il faut que l’on retrouve notre capacité d’écoute et de proposition au sein de l’Europe et plus particulièrement dans le Parti Socialiste Européen.

Le troisième chantier porte sur une rénovation de la stratégie du PS, ses rapports avec d’autres forces de progrès en se gardant du MODEM qui n’est qu’un projet individuel de Bayrou pour les prochaines présidentielles. Le problème est que la gauche traditionnelle atteint maintenant à peine 35 % des électeurs au premier tour des présidentielles. Il faut donc pouvoir parler aux électeurs centristes afin de les ramener vers nous si nous voulons reconquérir le pouvoir au niveau national et non pas nous contenter de succès intermédiaires locaux.

Nous devons aussi repenser notre discours. On parle trop entre nous mais on parle pas assez ou mal aux Français. Notre discours est trop complexe et inaudible pour beaucoup des citoyens. Notre quatrième chantier est de retrouver notre capacité à expliquer clairement et simplement nos positions. Ce qui nous a aussi manqué à l’élection présidentielle, c’est quelques idées fortes et claires qui pouvaient frapper l’opinion. En face, Sarkozy avait le sens des formules qui parlaient.

Enfin le Parti Socialiste doit se développer pour devenir une grande formation politique. Il faut réfléchir à notre organisation collective. Le parti doit être mieux diriger avec une plus grande cohérence et avec une autorité nécessaire à l’action.

Le dernier point de l’intervention de Pierre Moscovici porte sur l’affirmation du Parti Socialiste dans les débats actuels. Le PS est émietté, il doute de lui même et les militants doutent de la direction du PS. Il faut davantage affirmer et exprimer nos idées, sans arrière-pensées tactiques qui polluent notre message. Le PS doit éviter de devenir un parti « présidentialiste » où le premier secrétaire serait le futur candidat à la présidentielle et où toute l’organisation tournerait autour de sa personne. Il faut que le prochain congrès ne soit pas un congrès d’écuries présidentielles, mais un congrès de réflexions et d’orientations politiques. Pour Pierre Moscovici, le parti doit s’affirmer comme un parti post-social-démocrate assumant le système d’économie sociale de marché et faisant un compromis avec la réalité. Ce parti doit être ancré dans le réel pour parler de la réalité aux Français.

Auteur : Benoît Mulkay.

Le bras droit de DSK aujourd’hui à Toulouse

novembre 13, 2007 by Hugues

Pierre Moscovici . “Premier secrétaire du PS, ce n’est pas une obsession”

Député PS du Doubs, ancien ministre de Lionel Jospin et proche de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici sera à Toulouse ce soir pour présenter le manifeste « socialisme et démocratie ». Entretien.

Quel est le sens du manifeste ?

La crise que traverse le PS aujourd’hui est une crise de la pensée. Il faut retrouver une pensée socialiste, un projet qui repose sur les valeurs du PS. Ces valeurs, il faut les actualiser : comment réconcilier l’individu et la collectivité, la liberté et l’ordre, l’Etat et le marché, comment prendre en compte le vieillissement de la population, le développement durable etc. Il faut une réponse de gauche, concrète et moderne, et la social-démocratie me semble la formule la plus adaptée. C’est du moins aujourd’hui la réflexion la plus aboutie dans la rénovation du parti.

Etes-vous candidat à la succession de François Hollande ?

Le PS aura besoin d’un premier secrétaire en 2008. Il devra être capable de pleinement diriger, de mettre le parti au travail de manière collective, de prendre la tête de l’opposition à Nicolas Sarkozy… Il est donc préférable d’être parlementaire, énergique et expérimenté. Moi, je suis âgé de 50 ans, je suis député, ancien ministre et je pense figurer parmi les trois ou quatre personnes capables de le faire. Ce n’est pas une obsession mais je n’écarte pas cette candidature. Il ne faut pas un congrès de transition, pas un premier secrétaire transparent. Il doit pouvoir moderniser le PS dans sa réflexion et son expression. Je crois enfin que le congrès de 2008 ne devra pas être celui de la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012. Une phase de conflit pour le pouvoir s’ouvrirait alors et ce n’est pas l’option que je défends. Après si un tel scénario se réalisait, il faudrait trancher.

Dominque Strauss-Kahn au FMI : atout ou handicap ?

C’est une bonne nouvelle pour les pays en voie de développement. La nomination de Dominique Strauss-Kahn à la tête de ce temple du libéralisme montre que le passage d’un progressiste peut faire changer les choses et que les pays émergents pourront se faire entendre. Ce sont des travaux pratiques pour le socialisme. Sa nomination peut modifier le rôle et l’action du FMI.

Le PS a-t-il eu raison d’approuver le mini-traité européen défendu par Nicolas Sarkozy ?

Ce n’est pas le traité de Nicolas Sarkozy mais celui de la présidence allemande et il n’est pas mini, c’est un texte modificatif. Il a au moins un mérite : il permet de tirer l’Europe de l’ornière et de lui permettre de mieux décider. Après c’est un oui critique : le texte n’est pas suffisamment ambitieux sur le plan politique, pas suffisamment porteur sur le plan économique. Il faut maintenant tourner la page et s’orienter vers le projet socialiste européen. Il faut aussi tourner la page de la querelle sur l’Europe au PS.

Vous joignez-vous au concert des critiques à l’encontre de Ségolène Royal ?

Ségolène Royal n’était pas ma candidate lors de la primaire mais elle l’était à l’élection présidentielle. Quand on est socialiste, il faut se comporter avec dignité et loyauté. L’élection présidentielle a été un échec collectif. Nous n’avons pas été capables de penser un projet cohérent et de désigner un candidat suffisamment tôt. Une autocritique est nécessaire mais il faut la faire collectivement. Considérer que Ségolène Royal n’y est pour rien dans l’échec de la présidentielle serait une attitude béate, dire qu’elle en est la seule responsable serait injuste. Sa défaite est d’abord la nôtre et nous devons tous remettre en cause. Pour cela, une seule façon : le projet, le projet et le projet.

La Dépêche du Midi.
Publié le 13 novembre 2007.
Auteur : Sébastien Marti.

Pierre Moscovici à Toulouse

novembre 5, 2007 by Hugues

Pierre Moscovici à Toulouse

Présentation du “Manifeste pour un Socialisme Nouveau” , mardi 13 novembre à 20 h 30, à la fédération, 2 bis rue Lejeune, M° Compans Caffarelli, autour de Pierre Moscovici, député du Doubs et secrétaire national.

Photos de notre réunion au Phare

octobre 9, 2007 by Hugues

Reportage photos : David Sautreau.

phare1.jpg

phare2.jpg

phare3.jpg

phare4.jpg

phare5.jpg