Archives pour juillet 2007

La sensibilité social-démocrate s’autonomise et s’étoffe en Haute-Garonne

Dimanche 22 juillet 2007

Plus de quatre-vingt-dix militants socialistes proches de Dominique Strauss-Kahn se sont donnés rendez-vous jeudi 5 juillet salle Georges Brassens à Aucamville. L’occasion était belle de se retourner vers une année bien chargée qui a été couronnée par un sursaut aux législatives. La mobilisation était faite autour d’une rencontre conviviale concoctée par Jean-Marc Loubet, secrétaire de section d’Aucamville qui, avec son équipe, accueillait ses camarades de l’ensemble de la région Midi-Pyrénées. Joël Carreiras, animateur départemental de la sensibilité social-démocrate, prévenait ses amis en affirmant que la période est désormais propice à la défense des idées rénovatrices et que le moment était venu de se redéployer.

Pour l’élu régional, la victoire de la droite n’est pas un accident et la défaite de la gauche n’est donc pas une coïncidence. Cette nouvelle donne impose à la gauche une réponse structurelle à la hauteur du défi : affronter la fin d’un cycle ouvert dans les années 70 et engager la refondation de son socle, de ses méthodes, de son discours faute d’accréditer l’idée d’une « gauche devenue la plus bête du monde ». Le devoir des socialistes n’est plus seulement celui de l’inventaire. Il est celui du vide-grenier pour un réarmement nouveau, du renouvellement plutôt que du ravalement.

Pour Joël Carreiras : « la stratégie sociale-démocrate est celle d’une force autonome qui ne se satisfait pas des fausses alternatives entre ceux qui proposeraient un arc de force pour éviter Ségolène Royal à tout prix ou ceux qui trouveraient séduisant de s’inscrire dans le sillage qu’elle a ouvert. »

Selon la plupart des participants, l’heure est à l’unité mais l’unité n’interdit pas la lucidité. Cette dernière est la condition de la réussite si l’on parvient à construire le point d’appui d’un combat plus efficace contre la droite et d’une alternative crédible.

Gérard André et Claude Raynal, respectivement maires d’Aucamville et de Tournefeuille, ont insisté sur la nécessité de penser librement et de prendre le temps d’entendre l’électorat de la gauche pour refonder une démarche politique davantage en prise avec le réel.

Réunis à la veille du sommet européen de Bruxelles, les strauss-kahniens insistent sur le fait que les dérogations demandées par le gouvernement français sont faites au nom de politiques fiscales qui n’ont rien de structurel et tout d’injuste. Européen convaincu et économiste reconnu, la perspective d’une nomination possible de l’ancien ministre socialiste au Fonds monétaire international plaît aux autorités communautaires. C’est donc ce dernier qui s’impose à Nicolas Sarkozy et non l’inverse !

À l’issue de la réunion, un collectif départemental d’animation a été validé. Il est composé de représentants de chacune des huit circonscriptions de Haute-Garonne et est constitué de Mireille Abbal, Jean Arroucau, Hugues Bernard, Sylvia Bagur, Joël Bouche, Joël Carreiras, Jean-Marc Dubarry, Cécile Ha Minh Tu, Jean-Marc Loubet, Sébastien Léry, Géraldine Pons-Ribot, Michel Perez, Claude Raynal, Christophe Roucan et Jacques Tomasi.

Rapport introductif par Joël Carreiras

Dimanche 22 juillet 2007

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Aucamville – Jeudi 5 juillet 2007.

Il est nécessaire de revenir sur la séquence électorale récente. Nous avons déjà subi dans le passé des défaites. À chaque fois, la rénovation fut scandée comme un slogan purificateur. À chaque fois, l’unité et le rassemblement furent convoqués comme pour conjurer l’effet de la douleur.

En 15 ans, nous avons perdu trois présidentielles sur trois, trois législatives sur quatre. En 20 ans, la droite a gouverné quinze ans.

Il faut oser le dire. Le PS est en crise et, si toutes les sorties de crise ne se valent pas, celle-ci ne saurait ressembler aux autres car elle est plus profonde.

En 2007, la défaite est moins douloureuse qu’en 2002 mais elle est plus grave qu’en 1993.
Une nouvelle fois, nous sommes confrontés à la contradiction entre les mutations de la société et notre propre réflexion insuffisamment renouvelée qui se traduit par une inadéquation entre les demandes de l’électorat et notre offre politique.

Or, la victoire de la droite est d’abord celle du pari d’une offre politique assumée et renouvelée. Et notre anti-sarkozysme, paradoxalement, a rendu crédible la rupture que le candidat de l’UMP prétendait incarner.

Revenir sur la campagne, c’est donc revenir sur les raisons de notre défaite. Comme l’a souligné DSK lors de notre dernière rencontre nationale, elle est de plusieurs ordres.

Une défaite politique. Nous avons été sur le terrain de notre adversaire et n’avons pas imposé un discours crédible et offensif sur les questions Économiques et sociales.

Une défaite culturelle. Immigration, Identité nationale, Insécurité, Sarkozy a fait la jonction de ces thèmes sans que nous imposions une vision alternative autour de la solidarité, de l’égalité et de la liberté.

Une défaite électorale. Prisonniers de la stratégie du front de classes des années 70 qui voulait que la classe ouvrière entraîne dans son sillage les classes moyennes n’est plus opératoire. La question salariale n’a pas permis de redessiner de nouvelles alliances sociales et le débat autour du SMIC fut révélateur de notre impasse.

Une défaite stratégique. L’alliance avec l’extrême droite s’est faite sur le terrain des contenus et nous avons cherché à cristalliser sur notre gauche le rapport de force sans pouvoir développer notre arc démocratique vers le centre.

Une défaite organisationnelle. Le PS a passé son temps à ne rien faire, durant des années, et a ainsi stérilisé toute velléité au seul profit d’un immobilisme favorable au maintien du premier secrétaire.

Où en sommes-nous désormais ?

La responsabilité de Ségolène Royal, dans la construction d’une cohérence nouvelle, n’a pas été assumée. Au lieu de cela, nous avons eu droit à un discours en trois temps. Ce fut d’abord la faute au Parti, ensuite aux éléphants, et enfin au programme. De fait, elle a installé le débat où il ne fallait pas, celui du leadership où la seule question qui vaille devient de savoir si on est « avec elle » ou « contre elle ».

En fait, la campagne de Ségolène Royal aura été un accélérateur de notre propre crise, une image de nos insuffisances rendues d’ailleurs d’autant plus inacceptables que nous avons perdu. Cette fragilité est annonciatrice d’une nouvelle phase. C’est celle de la déconstruction de ce qui s’est produit dans l’investiture : une construction fragile qui fait que la bicyclette avance tant que l’on pédale.

Mais nous passons désormais de la période de l’engouement à celle de l’analyse rationnelle, lentement mais sûrement.

Socialisme et Démocratie

La question de la refondation est désormais posée. Pour nous, elle n’est pas un rendez-vous mais un processus. Or, nous l’avons déjà commencé. Il est un préalable à toutes les autres questions. C’est celle du réarmement idéologique.

Il faut tordre le coup à l’idée que la société aurait viré à droite. C’est le PS qui n’a pas fait les virages nécessaires pour épouser les mutations de la société et de la demande sociale.

Il faut tordre le coup à l’idée qui semble se répandre que la France aurait besoin de son moment libéral et que la Gauche n’aurait plus qu’à se claquemurer sur ses bases locales telle une nouvelle SFIO.

Nous sommes donc en bonne position pour fructifier la période et créer les conditions d’un nouveau leadership.

Le débat du dernier Conseil National

Nous avons confirmé notre accord sur le calendrier proposé. Il fallait décrisper le débat en évitant de nous enfermer dans la seule réponse à l’évènement.

Notre stratégie est celle d’une force autonome qui ne se satisfait pas des fausses alternatives entre ceux qui proposeraient un arc de force pour éviter Ségolène Royal à tout prix ou ceux qui trouveraient séduisant de s’inscrire dans le sillage qu’elle a ouvert.

Notre vocation est désormais d’être le courant refondateur de la renaissance, pas celle de devenir une écurie présidentielle.

Aussi cela entraîne-t-il des décisions d’organisation. Un collectif national représentatif et donc un collectif départemental d’animation.

Au plan local

Il y a les prochaines échéances municipales et sénatoriales.

Sur les premières, soyons présents partout où nous le pouvons. À Toulouse, il faudra gagner mais il faudra aussi renouveler. L’un n’ira pas sans l’autre. Attendons de connaître les candidatures et nous prendrons alors une décision collective.

Sur les Sénatoriales, il n’est écrit nulle part que cette question se voit confisquée par quelques-uns. La question du mandat unique est désormais posée. Nous allons continuer à la faire vivre.

Pour nous organiser, je propose un collectif d’animation composé des noms suivants, représentant chacune de nos circonscriptions :

• M. Abbal
• J. Arroucau,
• H. Bernard,
• S. Bagur,
• J. Bouche,
• J. Carreiras,
• JM. Dubarry,
• C. Ha Minh Tu,
• JM. Loubet,
• S. Lery,
• G. Pons-Ribot,
• M. Perez,
• C. Raynal,
• C. Roucan,
• J. Tomasi.

Quelques informations

Mardi 3 juillet 2007

Calendrier de désignation aux municipales :

Lundi 3 septembre 07 : conseil fédéral,
Lundi 17 septembre 07 : ouverture du dépôt des candidatures pour les têtes de liste,
Mercredi 19 septembre 07 :clôture du dépôt des candidatures pour les têtes de liste,
Jeudi 20 septembre 07 : bureau fédéral de recollement des votes,
Lundi 24 septembre 07 : présentation des candidatures en assemblée générale,
Mercredi 26 septembre 07 : premier tour,
Jeudi 27 septembre 07 : second tour.

Pour la composition des listes, le calendrier national ouvre une période qui va du 3 septembre au 15 décembre.

Calendrier désignation aux sénatoriales :

Lundi 1er octobre 07 : ouverture du dépôt des candidatures pour les têtes de liste,
Mercredi 3 octobre 07 : clôture du dépôt des candidatures pour les têtes de liste,
Lundi 15 octobre 07 : conseil fédéral de présentation des listes,
Mercredi 24 octobre 07 : premier tour,Jeudi 25 octobre 07 : second tour.

Comité de ville toulousain : vendredi 14- samedi 15 septembre 07.

Plus d’information : Circulaire du Ps

Bureau fédéral du PS du lundi 2 juillet 2007

Mardi 3 juillet 2007

Info dernière minute :

Hugues Bernard, à l’occasion de ce bureau fédéral, a présenté une motion contre le cumul de mandat relatant les positions prises par notre Parti à chaque congrès ainsi que dans le projet politique voté l’an dernier et le pacte présidentiel. L’objet de cette motion fut de demander à nos nouveaux élus et à la direction du parti socialiste de déposer en ce sens une proposition de loi. La volonté d’affirmer notre cohérence et le respect de nos engagements par des actes fut l’un des arguments avancés par notre camarade : la politique par la preuve. A l’inverse, il fut considérer que cela revenait à ouvrir avant l’heure un débat de congrès.

Le résultat du vote fut le suivant : 4 pour, 9 contre et 2 abstentions.

Pour information : Proposition de motion.

Christophe Borgel le 5 juillet à Aucamville

Dimanche 1 juillet 2007

Nous sommes plus de 50 personnes à être déjà inscrites à notre rencontre départementale des amis de Dominique Strauss-Kahn et de l’association “socialisme et démocratie 31″. C’est donc en toute convivialité, que nous nous retrouverons jeudi 5 juillet 2007 à partir de 19h00 Salle Georges Brassens, Rue des écoles à Aucamville pour faire le point sur l’actualité et nous réjouir des victoires acquises récemment.

Pour information, le repas est à 15 euros vin compris, et pour les retardataires, les réservations sont encore possibles par mail sd31@neuf.fr ou par téléphone : 06-22-95-82-17 avant lundi 2 juillet.

Intervenant national confirmé :

Christophe Borgel

Notre rencontre bénéficiera de la présence de Christophe Borgel, qui vient de remplacer Dominique Strauss-Kahn au bureau national du parti socialiste. C’est un camarade que nous connaissons bien puisque nous l’avions déjà accueilli lors d’une précédente réunion à Toulouse et qu’il n’a pas manqué un seul déplacement de Dominique Strauss-Kahn ou de notre candidate lors de leurs déplacements hauts-garonnais.

Courte présentation de Christophe Borgel :

Christophe Borgel est né en 1963 à Poitiers. Il a passé une partie de son enfance en Algérie avant de poursuivre des études de biologie à Lyon. Son engagement politique commence par le syndicalisme étudiant. Il milite à l’UNEF-ID – vice président étudiant à Lyon avant de prendre la présidence du syndicat étudiant en 1988. Deux ans après avoir fait reculer le gouvernement Chirac lors du mouvement contre la loi Devaquet, Christophe Borgel préside la première organisation étudiante de France. A partir 1993, il président l’Observatoire de la vie étudiante pour sept ans. Cette expérience en fait un excellent connaisseur du monde étudiant et un observateur de ses mutations.Durant cette période, il fonde d’ailleurs l’Association Etudiante de la Fondation pour la Ville (AFEV) qu’il préside entre 1991 et 1997. Il s’agit du premier réseau d’étudiants bénévoles de France. Ils agissent dans les quartiers populaires auprès des jeunes en difficulté.

Il a adhéré au Parti socialiste en 1986. Il milite dans le 19e arrondissement de Paris, un des plus grands quartiers populaires de la capitale. Adjoint au maire du 19e en charge de la démocratie locale et de la sécurité, il organise les premiers contrats locaux de sécurité, ainsi que les premiers conseils de quartier dans la capitale.

Inspecteur général de l’Education nationale, il a travaillé avec Claude Allègre et Jack Lang au Ministère de l’Education nationale comme conseiller technique.

Il continue d’agir dans le monde associatif pour des causes comme la lutte contre le sida et la promotion de programmes de développement entre la France et l’Afrique.

Il partage son temps libre entre ses deux filles.