Quel projet pour l’aire urbaine toulousaine ?

Jeudi 18 juin 2009 by Hugues

Claude Raynal

Socialisme & démocratie Haute-Garonne vous invite mardi 23 juin 2009 à 20h30 au Centre socioculturel François-Mitterrand – salle Marcel Carné – Place Montségur à Roquettes pour débattre du thème suivant :

Quel projet pour l’aire urbaine toulousaine ? avec Claude Raynal, maire et conseiller général de Tournefeuille, président délégué du Grand Toulouse, président du Groupement d’intérêt public InterSCoT (*).<

Socialisme & démocratie Haute-Garonne
3, rue Lancefoc 31000 Toulouse
socialismeetdemocratie31@gmail.com
http://sd31.wordpress.com/

(*) InterSCoT : structure chargée d’assurer la concertation et la coordination entre les schémas de cohérence territoriale (SCoT) de l’agglomération toulousaine, du nord toulousain, du pays du sud toulousain, du Lauragais, ainsi qu’avec les territoires limitrophes touchés par la dynamique d’expansion toulousaine et de mutualiser des moyens techniques et d’études pour faciliter l’élaboration des SCOT des territoires les moins dotés.

Invitation : format pdf.

Notre lettre (n°16)

Mardi 9 juin 2009 by Hugues

lettre16

Notre lettre n°16 est téléchargeable ici. Dans ce numéro, vous trouverez le compte-rendu de notre dernière réunion et l’annonce la réunion.

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.:: INVITATION ::.
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Socialisme & démocratie Haute-Garonne vous invite mardi 23 juin 2009 à 20h30 au Centre socioculturel François-Mitterrand – salle Marcel Carné – Place Montségur à Roquettes pour débattre du thème suivant :

Quel projet pour l’aire urbaine toulousaine ? avec Claude Raynal, maire et conseiller général de Tournefeuille, président délégué du Grand Toulouse, président du Groupement d’intérêt public InterSCoT (*).

Socialisme & démocratie Haute-Garonne
3, rue Lancefoc 31000 Toulouse
socialismeetdemocratie31@gmail.com
http://sd31.wordpress.com/

(*) InterSCoT : structure chargée d’assurer la concertation et la coordination entre les schémas de cohérence territoriale (SCoT) de l’agglomération toulousaine, du nord toulousain, du pays du sud toulousain, du Lauragais, ainsi qu’avec les territoires limitrophes touchés par la dynamique d’expansion toulousaine et de mutualiser des moyens techniques et d’études pour faciliter l’élaboration des SCOT des territoires les moins dotés.

Compte-rendu de notre rencontre avec François Morin

Lundi 16 mars 2009 by Hugues

François Morin

Se défaire du mur de l’argent

L’incertitude domine actuellement et l’économie est suspendue à la santé financière des banques. La dévalorisation importante de leurs actifs oblige à une recapitalisation massive ou a une nationalisation. Seules deux banques, Barclays et HSBC, restent hors du giron public en Angleterre. Aux États-Unis, la participation fédérale dans Citigroup se monte dorénavant à 40%.

Pourquoi cette crise traîne-t-elle en longueur ? L’évaluation des pertes est fluctuante et les organismes financiers semblent dans l’incapacité d’en déterminer le volume. On commence à 400 milliards de dollars en 2008 puis on atteint le chiffre faramineux de 2 200 milliards en février 2009.

Un peu d’histoire

En 1944, à Bretton Woods, deux logiques s’opposent, celle de White qui prône le dollar comme monnaie des échanges internationaux et celle de Keynes qui propose une monnaie internationale. Les Américains triomphent. Tout se passe bien jusqu’en 1971 où Richard Nixon suspend la convertibilité or du dollar. Cette décision est le point de départ de la crise actuelle, car elle plonge l’ensemble de l’économie mondiale dans un régime de changes flottants, puis une décennie plus tard dans un régime de taux d’intérêt fluctuants. C’est le départ de la libéralisation financière, il importe donc pour les acteurs économiques de se couvrir contre les fluctuations de change et de taux. C’est la naissance des produits dérivés. À la fin des années 70, la lutte contre l’inflation, qui est la contrepartie de la création monétaire pour faire face à la crise, impose aux États de financer leur déficit public par des émissions obligataires. Le système fonctionne plutôt bien à l’orée des années 80 car les États sont assez peu endettés. L’accélération du système prend naissance lors de la libéralisation quasi-totale de la sphère financière et boursière après 1986. Les marchés de couverture, dits dérivés, se développent tous azimuts et encouragent une très forte spéculation. Les transactions de la sphère financière ont représenté 40 fois le PIB mondial en 2005 !

L’allumette qui déclenche l’incendie : les dérivés de crédit

Dans la jungle des produits financiers, les dérivés de crédit ont une place à part. Le dérivé de crédit est un produit financier par l’intermédiaire duquel une banque se protège contre le risque de défaut de paiement de son crédit. La banque transforme donc une créance, le crédit, en un produit financier qu’elle va vendre à des investisseurs. La liquidité qu’elle en retire lui permet de consentir à nouveau des crédits. La spirale démarre. En effet une banque ne peut accorder du crédit qu’à la stricte condition qu’elle ait dans ses comptes des fonds propres. Pour schématiser quand elle dispose de 8€ de fonds propres, elle peut accorder 100€ de crédit. Pour faire du crédit il faut donc de la liquidité, d’où l’idée d’en créer avec les dérivés de crédit. Le système fonctionne de la sorte. Dans un premier temps, la banque vend des paquets de créances, souvent liés à des emprunts immobiliers, à une société créée pour l’occasion dans un paradis fiscal. Cette société émet de la dette pour régler l’achat, Dans un deuxième temps, la société transforme ce paquet de créances en un produit financier affecté d’un rendement et de garanties contre le défaut de paiement fournies par des réhausseurs de crédit qui émettent des «credit default swaps», CDS, un contrat de couverture du défaut de paiement négocié hors tout contrôle. Des agences de notation internationales évaluent la qualité du produit financier, qui est donc prêt à intégrer les portefeuilles d’investisseurs institutionnels ou de particuliers. Dans un troisième temps, les vendeurs de produits empochent de substantielles commissions et la banque se retrouve avec de la liquidité et une nouvelle capacité à faire du crédit. Cela s’appelle la titrisation, c’est-à-dire la transformation de créances diverses en un produit financier homogène. Le système fonctionne sans problème tant qu’il est pratiqué à petite échelle et avec des créances de bonne qualité.

Les dessous du système, le dérèglement de la titrisation

Cependant la spéculation immobilière américaine va bon train et le système d’octroi des prêts en vigueur aux États-Unis va faire s’emballer le système. Il faut savoir que de nombreux prêt sont accordés par des courtiers sans scrupule qui refilent leurs créances à des banques qui les titrisent et les font garantir par des réhausseurs de crédit. Ces prêts à taux variables et progressifs, dits exotiques, comportent des taux d’appels faibles puis des mensualités qui croissent fortement passé un certain délai. Personne ne s’émeut car les prix de l’immobilier montent et la banque pourra toujours se payer en saisissant le bien. Le problème est qu’il faut sans cesse trouver de nouveaux clients, donc on passe de crédit « prime », de bonne qualité, au crédit « subprime » littéralement « sous la prime » de moins bonne qualité avec des risques forts. Ces crédits subprimes sont allègrement mélangés dans des produits dits « structurés » dont ils dopent le rendement puisque le taux de ces prêts est important du fait du risque lui-même important. Certains organismes financiers vont alors titriser des produits issus de titrisation. Ce processus de titrisation va se démultiplier et conduire à des titres dont l’origine est complexe, ce sont les fameux CDO qui vont être à l’origine des actifs toxiques des banques.

La crise arrive

Le ralentissement économique arrive et les premiers défauts de paiement se propagent. Il faut comprendre cette contamination comme une contamination d’un produit alimentaire par un adjuvant. Si un litre de lait contient 1% de mélamine, il faut jeter tout le litre à la poubelle ! L’extraction de la mélamine du litre de lait étant impossible. Pour ces produits financiers c’est la même chose. En plus, les organismes financiers ne savent pas toujours ce qu’il y a dans ces produits. Leur rendement baisse, l’évaluation du produit devient impossible donc son prix ne peut plus être fixé, sa valeur inscrite au bilan des banques s’effondre. C’est le crash, en cascade tous les acteurs de ce marché font défaut, les institutions garantissant ces crédits sont débordées. Il faut savoir qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de fonds pour émettre des CDS, c’est un engagement hors bilan donc non financé. La faillite est au bout.

L’attitude des banques dans la crise

Les banques préservent leur liquidités et refusent de prêter à leur consoeurs qui seraient en manque. Dans la difficulté d’estimer les pertes réelles, elles préfèrent conserver leurs ressources pour faire face aux problèmes futurs, d’autant que le volume de leurs crédits ne doit absolument dépasser douze fois leurs fonds propres, ratio de 8%. C’est le « credit crunch » à savoir la raréfaction du crédit qui étouffe rapidement l’économie réelle. N’ayant plus autant de crédit, les particuliers comme les entreprises réduisent leurs investissements. C’est la récession économique ! Les institutions financières qui se sont goinfrées de produits structurés ne font plus face à leurs obligations, elles sont acculées à la faillite pour les plus petites ou doivent se vendre au plus offrant ou accepter l’aide des États. Tout le système économique mondial se grippe.

Comment en sortir ?

Les propositions du G20 portent sur une règlementation plus stricte des activités financières, il y aussi la volonté d’écorner les pratiques de paradis fiscaux, de réduire les rémunérations extravagantes des dirigeants, de clarifier les règles comptables et de réduire l’opacité des «hedge funds». La principale faiblesse est que l’on ne veut pas toucher aux produits dérivés qui sont la cause de la crise. Ne pas y toucher nous fait prendre le risque de la création d’une nouvelle bulle. Le G20 ne fait que des propositions cosmétiques sans véritable ampleur, ni volontarisme politique. Déjà lors de la faillite retentissante d’Enron, le législateur américain avait cru que le durcissement des normes comptables suffirait à éviter ce genre problème. La même myopie semble aujourd’hui à l’œuvre.

Dans une vision catastrophiste, le système s’effondre et entraîne dans la tourmente le PIB mondial, des mouvements sociaux incontrôlables apparaissent, la tentation du repli nationaliste et du protectionnisme est grande. C’est la possibilité d’une déflation généralisée. C’est le scénario de la grande dépression. Il ne faut pas exclure ce scénario, la baisse des marchés financiers a entraîné des pertes colossales qu’il faudra tôt ou tard éponger.

Une autre vision correspond à un changement radical des points de vue sur le plan économique et à une prise de conscience citoyenne comme sur le plan de l’écologie. Il faut admettre que nous sommes dans une crise globale d’un système de production et que nous arrivons à l’ultime point de la troisième révolution industrielle. La crise est également intellectuelle, il faut opérer un changement de modèle de développement économique. La question monétaire comme en 1944 est centrale. Il nous faut sortir du système de change basé sur le dollar et rechercher une stabilité des changes qui réduira le besoin d’instruments de couverture et éclaircira les perspectives à long terme des entreprises. Ces perspectives peuvent être soutenues par un système financier public qui investirait pour des périodes longues. Sans nationaliser le système bancaire, il s’agit d’avoir des institutions en accompagnement de projets dont les retombées financières n’apparaissent qu’au bout de cinq ans. Aux Etats-Unis, il Il faut sortir d’un modèle de retraite par capitalisation basé sur des cotisations définies (à l’origine de la norme financière des 15% et de la création de valeur pour les actionnaires) pour rentrer à nouveau dans celui de la prestation définie afin de réintégrer le risque financier des investissements dans le bilan des investisseurs institutionnels. La création d’un monde multipolaire notamment avec les pays émergents est une garantie de cette stabilité. Une des clés est l’intégration européenne. La multiplicité des plans de relance européens est source de coût et d’inefficacité et l’absence de vrai budget européen se fait cruellement sentir.

Le problème de la dette demeure, une solution de type révolution bolchevique semble impossible. Il faudra donc payer et/ou se résoudre à une inflation plus forte. Inflation qui sera de toute façon induite par les plans massifs de relance qui sont financés par la dette. La sortie de crise passera par une forte déflation des actifs et une augmentation des prélèvements obligatoires. Cette déflation est déjà à l’œuvre sur les actifs financiers, elle commence à se faire sentir sur les actifs immobiliers. Une relance favorisant la croissance et l’emploi est donc plus que nécessaire pour éponger des années d’excès ainsi qu’une remise à plat équitable de la fiscalité et une utilisation raisonnée de l’argent public.

Il est indispensable de changer de modèle économique et de le faire dans une Europe encore plus fortement intégrée.

Prise de notes : Christophe Vanderhaegen.
Compte-rendu de la rencontre avec François Morin faite à Blagnac le mardi 10 mai 2009.

En savoir plus : http://web.mac.com/fmorintlse/

> Rencontre avec François Morin

Jeudi 19 février 2009 by Hugues

Invitation Morin

Socialisme & démocratie Haute-Garonne vous invite mardi 10 mars 2009 à 20h30 salle de la maison des expositions de la mairie de Blagnac pour débattre du thème suivant :

Stratégie pour promouvoir de nouvelles formes de régulation et scénarios de sortie de crise avec François Morin, économiste, professeur émérite à l’université de Toulouse 1, membre du Lereps (Laboratoire d’études et de recherches sur l’économie de la production)

Site d’information de François Morin :
http://web.mac.com/fmorintlse/

Rencontre publique de l’association
Socialisme & démocratie Haute-Garonne
Cercle militant des amis de Dominique Strauss-Kahn
3, rue lancefoc 31000 toulouse
socialismeetdemocratie31@gmail.com
http://sd31.wordpress.com/

Télécharger l’invitation (format pdf).

Les solutions “individuelles” ne paient pas

Mardi 17 février 2009 by Hugues

Face à la “première crise mondiale”, les Etats doivent veiller à bien coordonner leurs réponses et éviter tout protectionnisme, a déclaré mardi le directeur du Fonds monétaire international (FMI). Interrogé sur France Inter, Dominique Strauss-Kahn a jugé que le système financier mondial n’était “pas encore sain” et déploré les lenteurs de la restructuration bancaire internationale. Cela hypothèque une reprise de la croissance mondiale au début de 2010, a-t-il averti. “Je trouve que les plans [de relance] mis en œuvre vont dans la bonne direction mais n’ont pas encore la puissance qu’ils ont besoin d’avoir (…) L’ampleur manque un peu au Japon, en Europe, dans certains autres pays”, a-t-il estimé. De plus, en dépit des engagements pris lors de sommets internationaux, “quand chacun rentre chez soi, chacun fait un peu différemment et parfois un peu contradictoire et c’est pour cela qu’il y a des risques” comme le protectionnisme, a-t-il déploré. “Il n’y a pas de solutions individuelles. On est dans une crise mondiale, il y a des solutions mondiales. Chaque pays qui essaie de s’en sortir tout seul crée des problèmes à son voisin”, a jugé le directeur du FMI.

Réunion jeudi 18 décembre

Jeudi 11 décembre 2008 by Hugues

Pour faire le point sur ce congrès qui ne fut pas des plus faciles, je te propose une réunion de Socialisme & démocratie 31 le jeudi 18 décembre 2008 à 19h00 à la fédération du Ps.

Ordre du jour :

- bilan : analyse fédérale et nationale,
- perspectives : avenir de notre motion.

Amitiés.

Pour Socialisme & démocratie 31
Hugues Bernard

Candidature de Hugues Bernard à la responsabilité de premier fédéral 31

Vendredi 14 novembre 2008 by chouka
Chers amis,
Je te fais part de ma candidature au poste de premier fédéral.

Je pense que je peux rassembler ceux qui sont attachés à faire de l’animation politique de notre fédération la priorité des priorités.

Ma candidature se base sur l’idée que les militants peuvent s’entendre sur l’essentiel : sur leur façon d’être et sur leur façon de faire. Elle s’appuie sur un programme consultable sur un site ad hoc : http://huguesbernard.parti-socialiste.fr/
Enfin, tu peux manifester ton soutien en signant et en faisant signant la pétition à l’adresse : http://huguesbernard.parti-socialiste.fr/soutenez-hugues-bernard/
Amitiés socialistes.

Hugues Bernard
Membre du Conseil fédéral
Candidat premier secrétaire de la fédération de Haute-Garonne – Motion D
http://huguesbernard.parti-socialiste.fr/
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En résumé :
5 principes :
1. la place de nos concitoyens au cœur de nos démarches et de nos actions.
2. une organisation du parti reposant sur le respect du pluralisme.
3. la construction et le libre accès à une mémoire assumée et collective.
4. la mobilisation de l’ensemble des ressources pour la mise en œuvre de notre projet.
5. le débat autour des résultats attendus sur le projet.
9 engagements :

1/ Organiser le débat d’orientation politique dans nos sections et au sein de notre fédération devient une priorité.
2/ Rédiger de nouveaux statuts fédéraux qui clarifient l’exercice de notre démocratie interne ne peut plus être ajourné.
3/ Associer l’ensemble des adhérents à nos décisions doit devenir la règle.
4/ Animer le conseil économique, social et culturel (CESC) pour en faire un observatoire des pratiques sociales et solidaires et un contrôle du respect des droits des salariés.
5/ Se donner des objectifs de réduction des inégalités en Haute-Garonne et en Midi-Pyrénées.
6/ Faire vivre notre engagement européen pour défendre notre modèle social au sein du parti des socialistes européens (PSE).
7/ Participer activement au débat local sur les enjeux planétaires et/ou en prendre l’initiative.
8/ Organiser de réelles coopérations avec les mouvements politiques de l’Internationale socialiste (IS).
9/ Mettre sur pied un observatoire fédéral des effets de la globalisation sur nos territoires.

Réunion mercredi 19 novembre

Jeudi 13 novembre 2008 by chouka

Chers amis,

Je vous propose de nous retrouver mercredi 19 novembre à partir de 18h30 au foyer municipal à Aucamville. Le foyer est situé rue Jean Jaurès, c’est la rue qui précède la mairie lorsque l’on vient de Toulouse.

Ordre du jour :

- bilan du congrès national et local,
- candidature au poste de premier fédéral,
- instances fédérales,
- fonctionnement de la motion D,
- fonctionnement de notre sensibilité.

Merci et à bientôt.

Pour Socialisme & démocratie 31,
Hugues Bernard

Analyse du vote sur les motions et du congrès fédéral.

Lundi 10 novembre 2008 by chouka

communiqué S&D31

Les socialistes haut-garonnais ont voté. Aucune majorité ne s’est dégagée du scrutin.

Au niveau national, la motion de Ségolène Royal sort première avec moitié moins de voix que lors de son investiture. Au niveau départemental, la motion de Bertrand Delanoé arrive également première mais, contre toute attente, avec seulement 29 % des voix. Dans les deux cas, la motion de Martine Aubry arrive en seconde position.

L’heure est désormais à la responsabilité pour que ce congrès ne soit pas celui de socialistes qui parlent aux socialistes mais celui d’un message d’unité que l’on se doit de proposer aux français. Le congrès de Reims ne doit donc pas ressembler à celui de Rennes et ses déchirements, ni à celui du Mans et sa synthèse inefficace. Il faudra donc trouver la voie d’une unité et d’une majorité qui rassemble ceux qui entendent le message de la rénovation et du rejet de la présidentialisation indiqué par les adhérents.

En Haute-Garonne, anticipant sur le résultat de Reims, la motion de Bertrand Delanoë a mûri un accord « technique » (en d’autres temps on aurait dit un accord d’appareil) avec celle de Benoît Hamon et autour d’un candidat à la tête de la fédération du PS. Cette logique, exclusive, est surprenante après le souhait de clarté exprimé maintes fois par le maire de Paris et celui de la rénovation scandé par les adhérents. Elle déboussole d’ailleurs nombre de ceux qui pensaient avoir voté sincèrement en connaissance de cause pour l’une de ces motions, persuadés des alternatives réelles qui les séparaient durant nos débats.

Je crains que cet épisode hypothèque fortement l’avenir et le souci de rassemblement nécessaire à notre futur collectif. La sagesse aurait réclamé d’attendre le résultat du congrès national. Ce n’est en effet que sur la base de ses conclusions que se construira l’issue cohérente que nous appelons de nos vœux. Pour notre fédération comme au niveau national, ce qui est en jeu à travers le choix de notre futur(e) responsable est celui de la cohérence tant réclamée dans nos débats. Elle est la base de notre stabilité future, du respect des adhérents et, finalement, de notre image aux yeux des français. Il n’est pas encore trop tard pour corriger l’erreur de trajectoire et proposer tout simplement la voie de la raison démocratique : celle d’un nouveau compromis qui soit le gage du rassemblement.

Hugues Bernard, Membre du conseil fédéral


message de Benoît Mulkay

Pour moi, ce qui s’est passé au Congrès fédéral : c’est le retour catastrophique aux pratiques de la SFIO avec une alliance de la motion A (29.7%) avec la motion C (22.8 %) !!! C’est le conservatisme du pouvoir sortant qui veut sauvegarder ces postes avec les gauchistes qui donnent des leçons à tout le reste du parti, mais qui trouvent la soupe très alléchante quand il s’agit d’y gouter et d’en profiter. Soit l’alliance des libéraux-socialistes pro-traités européens, avec l’aile gauche du parti anti-traités européens qui vont gouverner le parti avec tout juste la majorité dans les instances (52.5 %).

On disait qu’il fallait gagner le congrès à gauche pour ensuite gouverner au centre avec tous les renoncements possibles. En Haute-Garonne, on va encore et toujours refaire cela. On n’aura pas de renouveau cette fois-ci et le parti restera englué dans la distributions des postes et des prébendes. Nous qui voulions rassembler le parti en discutant avec les uns et les autres sur un positionnement politique clair, on est servi … Voilà pourquoi je serai dans l’opposition au sein du parti pour les quelques années qui viennent, mais je resterai un observateur critique et vigilant des pratiques locales et nationales, même si on ne sait comment le parti va sortir de cet émiettement des positions.

Au niveau national, cela me rappelle la période 1990 – 1995 avec une instabilité très forte au niveau de la direction nationale qui va se profiler. Les résultats nationaux montrent qu’ il ne peut y avoir d’alliance à 2 (avec 55 % des votes au mieux), ce serait une marge trop faible. Donc il faut 3 grandes motions : la question est de rayer la motion « manquante » dans la coalition. Faites votre choix… A moins que l’on n’entonne tous le chant de la synthèse molle avec tout le monde autour de la table, ce qui serait encore plus ridicule !

Amitiés à tous Benoît Mulkay

http://aubry31.wordpress.com

Vendredi 26 septembre 2008 by Hugues

Dans le cadre du congrès de Reims, notre sensibilité s’est prononcée pour le soutien à la motion “Changer la gauche pour changer la France.” Aussi nous nous retrouverons désormais sur l’adresse :
http://aubry31.wordpress.com